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Du tri au recyclage des déchets ménagers, un bel exemple d’économie circulaire et solidaire

15 mai 2018, presque deux ans après la fin des travaux de transformation de l’usine, Suez inaugure son centre de tri nouvelle génération à Limeil-Brévannes. Grand Paris Sud Est Avenir(1), maître d’œuvre de la collecte et, par adhésion au SMITDUVM(2), du traitement des déchets ménagers endosse, pleinement, le rôle de coordinateur de la transition énergétique et d’acteur de l’insertion économique et sociale qui lui incombent.

 

Tout, ou presque, commence en 2016. Grand Paris Sud Est Avenir(1), tout jeune territoire de la Métropole du Grand Paris, met en place l’extension des consignes de tri à tous les emballages sur les communes d’Alfortville, Créteil et Limeil-Brévannes. Le secteur du Plateau Briard franchit le pas en avril. Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie, Le Plessis-Trévise, Noiseau, Ormesson-sur-Marne et Sucy-en-Brie suivront en 2019. GPSEA(1) anticipe, ainsi, la généralisation de la mesure à l’ensemble des collectivités territoriales françaises, fixée à 2022.

 

Les déchets ménagers passent de l’état de rebuts de la société de consommation au statut de ressources.
Triés en amont par les usagers et collectés en trois ou quatre grandes catégories, ils trouvent maintenant des débouchés. Les déchets verts prennent le chemin de la filière compostage.
Les déchets résiduels (non recyclables), finissent, pour l’essentiel, à Valo’Marne, unité de traitement et de valorisation énergétique située à Créteil. Ces derniers contribuent à la production d’électricité et de chauffage destinée à une consommation locale.
Les emballages en verre (bouteilles, bocaux, flacons...) connaissent une seconde vie, une fois fondus.

Tous les autres emballages : plastiques (11 400 tonnes par an), métaux, papiers et cartons... sont traités par le centre de tri à Limeil-Brévannes dont la capacité atteint 60 000 tonnes annuelles. Ils suivent un parcours, utilisant des technologies de pointe, qui combine tri mécanique, optique et manuel.

En bout de chaîne, 13 flux de matières dégagés, dont le taux de

Que deviennent les déchets du centre de tri Suez à Limeil-Brévannes ?

  • Les bouteilles en plastique partent, par exemple, pour France Plastique Recyclage, usine du groupe Suez à Limay. Elles servent à la fabrication de plastique recyclé à usage alimentaire.
  • Les papiers-cartons et briques alimentaires partent chez des papetiers, principalement, près de Rouen et à Nogent-sur-Seine.
  • Les métaux sont acheminés chez un industriel sidérurgiste à Dunkerque.
  • Les aluminiums sont transformés dans des fonderies ou des usines spécialisées dans le traitement des métaux, notamment, près de Chartres.

(Source : Suez)
 

pureté atteint jusqu’à 98 %, partent vers les entreprises de valorisation et entrent, après transformation, dans la composition de nouveaux produits.


Pour GPSEA(1), le bénéfice s’apprécie en bien-être pour la population.
Le geste de tri des déchets, simplifié, cesse d’être un casse-tête pour les ménages et encourage à cet acte citoyen. Son impulsion favorise le développement économique, l’insertion et l’emploi. Avec le soutien financier de Citéo(3) et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Suez a investi quinze millions d’euros en travaux de rénovation de l’usine brévannaise.

Cinquante salariés sur ses quatre-vingt-dix collaborateurs locaux bénéficient d’un parcours d’insertion à temps complet, soit 75 000 heures par an. D’un point de vue environnemental, l’impact des emballages diminue peu à peu participant, ainsi, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Une tonne de plastique recyclé, représente cinq barils de pétrole économisés et 1 tonne de CO2 non déversée dans l’atmosphère.
 

Au-delà, l’économie de l’emballage innove dans les domaines de la recyclabilité, de l’allègement des conditionnements. Elle explore également les pistes de débouchés imaginables. 

 

L’évolution des habitudes de tri des ménages et la modernisation des filières de traitement et de valorisation des déchets étaient inéluctables. En devançant l’obligation d’extension des consignes de tri à tous les emballages, Grand Paris Sud Est Avenir(1) et ses partenaires ont indéniablement marqué des points. Les uns sans les autres, rien n’aurait été concevable. Mais tous ensemble, ils boucleront, dès 2019, le cercle vertueux de l’économie circulaire et solidaire, engendré par la mise en place de l’extension des consignes de tri à tous les emballages au sein du bassin de vie couvert par GPSEA(1).

 

 
(1)  Grand Paris sud Est Avenir (GPSEA), établissement public territorial de la Métropole du Grand Paris, réunit 16 communes membres sur son périmètre : Alfortville, Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Créteil, La Queue-en-Brie, Le Plessis-Trévise, Limeil-Brévannes, Mandres-les-Roses, Marolles-en-Brie, Noiseau, Ormesson-sur-Marne, Périgny-sur-Yerres, Santeny, Sucy-en-Brie, Villecresnes.

(2)  Syndicat mixte intercommunal de traitement des déchets urbains du Val-de-Marne (SMITDUVM) regroupe 19 communes dont 11 communes membres de Grand Paris Sud Est Avenir (Alfortville, Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Créteil, La Queue-en-Brie, Le Plessis-Trévise, Limeil-Brévannes, Noiseau, Ormesson-sur-Marne, Sucy-en-Brie).

(3)  Citéo, née du rapprochement d’Eco-Emballages et Ecofolio, est une société créée par les entreprises pour développer des solutions efficientes pour le tri et le recyclage et réduire l’impact environnemental des emballages et des papiers.
 
Sur la photo, de gauche à droite : Jean Hornain, directeur Général Citéo, Laurent Saint-Martin, député de la 3e circonscription du Val-de-Marne, Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe du Groupe Suez, Régis Charbonnier, vice-président de GPSEA(1), maire de Boissy-Saint-Léger, membre du SMITDUVM(2), Laurent Cathala, président de GPSEA(1), maire de Créteil, Françoise Lecoufle, maire de Limeil-Brévannes, vice-présidente de GPSEA(1), Philippe Maillard, directeur général adjoint France de Suez.
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